lundi 30 mars 2020

The Saxophones – Eternity Bay

Plus réussi encore que le précédent, le second album du duo The Saxophones, d’un romantisme absolu, s'écoutera si possible en position allongée.

The Saxophones – Eternity Bay

Il y avait quelque chose de profondément beau et séduisant dans le premier album de The Saxophones paru en 2018. On y trouvait une somme de caractéristiques qui rendaient son écoute immédiatement très agréable, laissant dans la tête des images d’exotisme et surtout l’impression d’avoir affaire à un couple d'artistes partageant un peu les mêmes goûts que des gens comme Jay-Jay Johanson, Tindersticks, Richard Hawley ou Nev Cottee.
Si cette impression n’a heureusement pas disparu sur Eternity Bay, on remarquera que la musique de The Saxophones – mais aussi la production confiée ici à Noah Georgeson (Devendra Banhart, Andy Shauf...) – évolue sensiblement, et cela pour le meilleur !
On retrouve ainsi dans Eternity Bay cette belle mélancolie estivale, ce côté suranné, ces ambiances de films années 50 / 60, évocatrices du cinéma de Stanley Donen ou de David Lynch (façon Blue Velvet).
De la musique pour chaise longue, très agréable, avec chansons pour la plupart magnifiques, remarquablement écrites, bénéficiant d'orchestrations très fines que l’on n’avait pas sur le précédent.

Label : Full Time Hobby
Date de sortie : 28 février 2020
Rating : 8.5
Ecouter : spotify + bandcamp + deezer
Critiques : BENZINE






dimanche 22 mars 2020

Yuksek – Nosso Ritmo

Yuksek change de braquet et remonte le temps avec Nosso Ritmo, un album 100% dancefloor qui navigue entre et Disco et French Touch 1.0.


Yuksek – Nosso Ritmo

Retour 20 ans en arrière et même plus avec le nouvel album de Yuksek. Retour au temps de la French Touch 1.0 , au temps où l’on samplait avec amour les disques de Jazz et de Disco des années 70 pour créer des boucles irrésistibles bien calées sur des beats House. Evidemment, le son a bien évolué depuis 1999, mais on retrouve sur quelques titres (Rollercoaster, This Feeling...), ces gimmicks si caractéristiques qui ont fait le son dance-floors du début 2000.
En compagne de quelques amis chanteurs et musiciens (Isaac Delusion Zombie Zombie, Polo & Pan, Juveniles...), Yuksek remet au gout du jour la Disco House de nos jeunes années avec bonheur, pour nous faire danser sur des rythmes légers, aux influencés par moment Sud-américaines quand les musiques se font plus sensuelles (Universal Love).
Un album très "Satruday Night Fever" qui sent bon la grosse boule à facettes et les soirées Roller disco. Nostalgie, nostalgie...

Label : Sweat It Out!
Date de sortie : 28 février 2020
Rating : 7.5
Ecouter : spotify + youtubedeezer
Critiques : Les inrocks

A écouter sur Traxmag, le mix Bossa bova de Yuksek.





samedi 21 mars 2020

Traffik Island – Sweat Kollecta's Peanut Butter Traffik Jam

Découvrez la psyché pop dansante et généreuse de l’Australien Traffik Island. Il se peut que vous y restiez accroché un bon moment.




Derrière le nom Traffik Island, on trouve un garçon nommé Zak Olsen, originaire de Melbourne et qui compose de la musique dans sa chambre comme tout le monde ou presque. Sauf que lui est plutôt doué, que ce soit avec la guitare ou le sampler. Du coup, il a attiré l’attention du label Australien Flightless Records (King Gizzard…) qui n'a pas manquer de sortir son premier album en 2019 "Nature Strip" dans un registre psyché pop assez cool.
Le style du garçon évolue sensiblement avec ce second Lp tout instrumental, évoluant entre abstract hip hop, breakbeat et psyché pop 60’s tendance Library Music.
Un joyeux mélange qui évoquera notamment le style des Avalanches et d'autres productions de la toute fin des années 90 et du début 2000.
Une production festive, dansante et accrocheuse qui aura vite fait de tourner en boucle dans vos enceintes. 

Label : Flightless Records
Date de sortie : 21 février 2020
Rating : 8.0
Ecouter : spotify + deezer + bandcamp
Critiques : ...

mardi 10 mars 2020

cabane – Grande est la maison

Le premier et très attendu album de Cabane ne déçoit pas et se révèle comme un objet de réconfort et de tranquillité absolu comme seule la musique pop folk peut en offrir de temps en temps. Régalez-vous !




Vous rêviez un jour d’entendre les High Llamas avec comme chanteur Will Oldham ? Ce rêve devient réalité grâce au premier album de Cabane Grande est la maison, à commencer par le titre Tu ne joueras plus à l’amour... d’une grâce infinie, qui en annonce 9 autres, à l’unisson de cette pépite pop folk.
Aux côtés du belge Thomas Jean-Henri, (l’homme Cabane), on retrouve Bonnie 'Prince' Billy, Kate Stables (This Is The Kit), Sean O’Hagan, Sam Genders (Tunng) et Andy Ramesey (Stereolab). Un casting de choix pour incarner les chansons de cet ancien membre des groupes Venus et Soy Un Caballo, qui agissent comme une véritable caresse durant 35 minutes.
Entre guitare, cordes, chœurs et vibraphone, l’album déroule très tranquillement  des musiques aussi bucoliques qui mélancoliques, que l’on imagine très bien avoir été composées et enregistrées dans un lien détaché de toute contrainte temporelle.
Grande est la maison est un vrai petit îlot de bonheur, hors du temps et hors des modes, pour un moment de plaisir musical assez exquis.

Label : cabane records
Date de sortie : 28 février 2020
Rating : 9.0
Ecouter : spotify + deezer + bandcamp
Critiques : BENZINE


samedi 7 mars 2020

Julien Gasc – L'appel de la forêt

L'un des chanteurs les plus passionnants de ces dernières années, Julien Gasc, signe L'appel de la forêt, le dernier volet d’une trilogie à (re)découbrir absolument !


Julien Gasc – L'appel de la forêt

Identifiable entre mille, le style de Julien Gasc se décline une troisième fois à travers L'appel de la forêt, un album aussi réjouissant et singulier que pouvaient l’être Cerf, Biche Et Faon, et Kiss Me, You Fool!
Chanteur hors du temps et des modes – à l'image d'un Bertrand Burgalat – et qui rappelle assez des artistes des années 70 comme Ferré, Gainsbourg, Vassiliu ou Fontaine & Areski, Julien Gasc fait partie de ces chanteurs capables de raconter des choses très intimes avec une forme de détachement, de flegme ou d’ironie qui rendent leur écoute facile et agréable, quels que soient les thèmes : l’amour, le couple, le travail (La trêve internationale, Les flots...) ou des choses très actuelles comme les gilets jaunes (Giles and Jones).
L'appel de la forêt est un album doux, aux textes poétiques et mélancoliques et aux musiques pop psychédéliques complexes, tout comme celles de son groupe Aquaserge (toujours meilleur nom de groupe du monde) dont on attend aussi le retour avec impatience après l'immense Laisse ça être de 2017.

Label : Born Bad records
Date de sortie : 31 janvier 2020
Rating : 8.0
Ecouter : spotify + deezer + bandcamp
Critiques : Section26

samedi 29 février 2020

Nathaniel Rateliff – And It’s Still Alright

Après avoir vécu quelques épreuves douloureuses, Nathaniel Rateliff revient avec And It’s Still Alright et signe son plus bel album à ce jour. Inespéré.


Nathaniel Rateliff – And It’s Still Alright

Pas épargné par la vie, et revenu de bien des galères, Nathaniel Rateliff entrevoit à nouveau la lumière. Il a en tout cas trouvé l’inspiration comme jamais au point de faire de ce And It’s Still Alright son plus bel album à ce jour.
Il faut dire que le style de ce chanteur guitariste a bien évolué entre ses précédents albums – notamment en compagnie de son groupe the Night Sweats – et celui-ci.
Souvent cantonné dans un registre Soul Rhythm & Blues Rock US, Nathaniel Rateliff donne une nouvelle orientation musicale à ses compositions. Tourné désormais vers les grands espaces, il va vers quelque chose de plus dépouillé, le rapprochant ainsi d'artistes comme Bruce Spingsteen, Van Morrison, John Moreland ou même Harry Nilsson sur le bouleversant Tonight #2.
Un petit miracle donc qui nous permettra d’apprécier comme jamais la voix chaleureuse et presque apaisée de Nathaniel Rateliff à travers des chansons Country Folk, pour la plupart magnifiques, bénéficiant pour l’occasion d’arrangements très soignés. 

Label : Stax Records
Date de sortie : 14 février 2020
Rating : 8.4
Ecouter : spotify + deezer + bandcamp
Critiques : Rolling Stone