lundi 13 juillet 2020

Khruangbin – Mordechai

Le trio Khruangbin régale avec Mordechai, un album qui diffuse un groove léger pour danser tout l’été et même après.

Khruangbin – Mordechai

Si l’heure à la une musique estivale, alors il est grand temps de découvrir le troisième album de Khruangbin, ce groupe venu de Houston Texas, dont la musique est assez éloigné les clichés propres à la musique de cet état d’Amérique. Ici Point de chapeau Stetson ni de country, Ici la musique est plutôt d’influence soul funk 70’s voire afrobeat et psychédélique avec un trio guitare basse batterie qui développe un certain talent pour composer des chansons très chill. Le genre que l’on écoute volontiers en position allongée, sans rien faire d’autre que d’apprécier le groove qui infuse tour au long de album, avec comme point culminant Time (You and I), un titre que l’on voit figurer en bonne place dans les playlists de vos  radios préférées.

Label : Dead oceans
Date de sortie : 26 juin 2020
Rating : 8.0
Ecouter : spotify + deezer + bandcamp
Critiques : maze.fr

samedi 11 juillet 2020

Woods – Strange to Explain

Fidèle à son style le trio Californien Woods envoie 11 titres enchanteurs et très riche en mélodies avec l'adorable Strange to Explain

Woods – Strange to Explain

Tout juste remis du suicide de leur ami David Berman (Silver Jews), avec lequel ils ont partagé l’aventure Purple Mountains le temps d‘une album, les trois membres de Woods sont de retour avec Strange to Explain.
Fidèle à leur son pop rock folk rétro, les trois américains préposent une suite d’excellentes chansons tour à tour mélancoliques (Strange to Explain), chaleureuses (Where Do You Go When You Dream?), enjouées (Can't Get Out) dans lesquels les mélodies brillent par leur évidence et leur facilité.
Si l’on reconnait volontiers que le groupe ne se renouvelle pas vraiment avec ce disque, en revanche la générosité et l’envie qu’ils y mettent comblera largement ce point à peine négatif. En tout cas, des ballades comme ça, on est ok pour en écouter encore pendant 15 ans.

Label : Woodsist
Date de sortie : 22 mai 2020
Rating : 8.0
Ecouter : spotify + deezer + bandcamp
Critiques : mowno

jeudi 9 juillet 2020

Thiago Nassif – Mente

L'étonnante alchimie musicale du brésilien Thiago Nassif qui mélange un tas d'influences pour un résultat aussi singulier que réjouissant.


Thiago Nassif – Mente

Le compositeur et producteur Thiago Nassif donne une suite à son Três paru en 2016 avec un quatrième album dans lequel on (re)découvre un style de musique expérimental très stimulant. Mente est un album à la croisée des genres ; on y découvre une sorte de musique brésilienne avant-gardiste où le tropicalisme se mélange à des sonorités funk, rock, jazz minimalistes. Un travail de composition aventureux, basé sur une instrumentation très riche (guitare, boîte à rythmes, batterie, trompette, rhodes, Minimoog, clavicorde, ARP Odyssey…) pour des musique sans cesse surprenante. Une démarche qui rappelle un peu cette impression de foisonnement qui pouvait ressortir du travail de Brian Eno quand celui-ci produisait Bowie à la fin des années 70. L’album est coproduite par Arto Lindsay qui joue également de la guitare sur le single Soar Estranho. La curiosité de la semaine !

Label : Gearbox Records
Date de sortie : 5 juillet 2020
Rating : 7.5
Ecouter : spotify + deezerbandcamp
Critiques : next



vendredi 3 juillet 2020

Dopium No Podium - Spacy Story

Sous l'alias Dopium No Podium, Paul Winslow se replonge dans les années 70 et 80 pour produire un album aux sonorités rétros, plein de références et de nostalgie.


Dopium No Podium - Spacy Story

Paul Winslow lâche pour un temps les guitares et la pop psychédélique fastueuse de ses précédents albums pour venir taquiner le dancefloor avec un album produit sous le pseudonyme Dopium No Dopium.
Un album où il convoque, pour grand mix nostalgique, la disco française des années 70 –avec Debbie Davis (l'inoubliable J'aime l'Amour avec toi) et Didier Marouani le créateur du générique culte de l'émission Temps X –,  le son High Energy des années 80, les précurseurs Kraftwerk et Telex (Leningrad) mais aussi Visage (The Cosmic sailor), les Buggles (Thin speedy man) et par la même occasion la French House de la fin des 90’s (Daft Punk, Phoenix, Air…), rappelant une époque où les samples Disco / Jazz s’empilaient dans des singles mille-feuille pour faire danser la planète entière.
Un album electro rétro pop sympa comme tout, avec dedans quelques singles qui pourraient bien se faire une petite place dans les playlists estivales pour peu qu’un producteur (genre Yuksek) remixe quelques titres.

Label : autoproduit
Date de sortie : 12 juin 2020
Rating : 7.0
Ecouter : bandcamp
Critiques : indiepoprock


mercredi 1 juillet 2020

Jerry Paper - Abracadabra

Le californien Lucas Nathan alias Jerry Paper signe avec Abracadabra un second Lp pour le label Stones Throw où l'ambiance est à la cool. Un disque sorti au printemps mais taillé pour l'été.


Jerry Paper - Abracadabra

Voici le genre de petite gourmandise bedroom-pop que l’on adopte immédiatement. Il s’agit du nouvel album de Jerry Paper qui avait fait une entre assez remarqué sur le label Stones Throw avec Like baby paru en 2018. On y trouvait notamment une collaboration de Weyes Blood avec un titre chill à mort (grey Area).
Pour ce nouvel album une fois encore distribué par le label Californien, on découvre un son qui a quelque peu évolué par rapport au précédent avec une production plus ronde, plus chaude.
Si l’ambiance évoque assez l’univers de Mac Demarco (Trash Can) pour le côté "slacker", pour ce qui est de la musique, on navigue entre soft rock et compos pop funk jazzy ralenties.
Un disque agréable comme tout, gentiment dépressif mais taillé pour la belle saison et qui aurait même tendance à nous mettre la banane malgré la douce mélancolie qui s’en dégage.

Label : Stones Throw
Date de sortie : 15 mai 2020
Rating : 7.5
Ecouter : spotify + bandcamp + deezer
Critiques : Novorama


lundi 29 juin 2020

CMON – Confusing Mix of Nations

Véritable petit Jukebox indie pop de nos années 80/90, Confusing Mix Of Nations paru sur Mexican Summer laisse entrevoir un avenir radieux pour le duo Californien CMON.


CMON – Confusing Mix of Nations

Sorti début avril, au début du confinement, ce premier album de CMON a bien résisté au temps et s’avère quelques mois après sa sortie encore un formidable objet musical rempli de petites choses exquises qui nous renvoie à un passé plus ou moins proche.
Cet album est l’œuvre d'un duo (Josh Da Costa et Jamen Whitelock) qui sans rien révolutionner a réussi à nous offrir une dizaine de chansons dont la moitié se révéleront tout de suite d’une évidence incroyable pour peu que l’on ait envie de transformer le salon en piste de danse.

Ce Confusing Mix of Nations est donc un vrai bon petit disque de pop, avec rythmes, refrains et mélodies accrocheurs, et avec suffisamment de points d'accroche pour qu’il ne tombe pas immédiatement dans les oubliettes de notre mémoire. 
Un disque qui convoque Ariel Pink (Mindboggling), Pet Shop Boys (Good to Know) The Cure (zoo), New Order (Dreaafucking) et même des choses Rock FM moins glorieuses (Sam, Letdown) que l’on a pourtant follement aimées dans les années 80 et 90.


Label : Mexican Summer
Date de sortie : 3 avril 2020
Rating : 8.0
Ecouter : spotify + bandcamp + deezer
Critiques : section 26